Pour partager quelques écrits quelques voyages, des livres du temps...
La ville sainte pour les sikhs d’Amritsar renferme des temples dont les coupoles et les dentelles de marbre se reflètent dans un étang qu’entoure le saint des saints golden temple, recouvert de feuilles dorées, où des vieillards avec d’énormes turbans aux couleurs de sorbets lisent sans interruption les textes sacrés. Accueillis avec la plus grande gentillesse pour autant qu’on manifeste pour ce saint lieu la déférence qui convient, nous faisons le tour de l’enceinte richissime avec des sacs plastique sur nos chaussures pour ne pas salir.
Les Sikhs sont présents dans tout le nord-ouest de l’Inde. Beaucoup travaillent à Delhi. Chefs d’entreprises, ils dirigent des commerces internationaux, en relation avec le Pendjab, leur terre d’origine, et l’une des régions les plus productrices et les plus riches de l’Inde. Pas très appréciés des Hindous traditionnels, ils m’ont toujours semblé plus proches de nous, occidentaux, sans doute parce que le sikhisme est une religion monothéiste, apparue seulement au XVIème siècle et qui rejette le système des castes de l’hindouisme. Aussi, les Sikhs ont été des guerriers braves qui sont venus lutter en Europe sous le drapeau anglais durant la Première et Seconde Guerre mondiale avant de se révolter contre leur maître et d’apporter un soutien non négligeable au chemin de l’indépendance. Enfin, Indira Gandhi, (fille de Nehru et non pas du Mahatma), premier ministre indienne pendant de nombreuses années de la seconde moitié du XXème siècle, s’est fait assassiner par ses gardes du corps sikhs, après avoir fait déloger par l’armée des indépendantistes sikhs extrémistes de l’intérieur du Golden Temple où ils s’étaient réfugiés, ce qui fini de ternir leur réputation.