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Dans l’ensemble ces institutions, Front Monétaire International (FMI), Banque Mondiale, Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et d'autres encore, ont permis d'élever la croissance mondiale, le niveau de vie des habitants, de faire avancer les problèmes de santé, de malnutrition, l'éducation, la construction d’infrastructures etc. L’économie du monde a progressé d'environ 2.5 % par an en moyenne sur les 50 dernières années. Bien qu'inégale, cette croissance a été soutenue, en grande partie, par ces institutions internationales.
John Maynard Keynes, l'un des plus importants théoriciens de l'économie du XXème siècle, et l'un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, expliquait que les marchés ne s'équilibraient pas automatiquement ce qui justifiait le recours à des politiques économiques conjoncturelles. C'est à dire qu'un gouvernement pouvait et devait intervenir ponctuellement et à court terme dans l'économie de son pays quand la conjoncture se détériorait, afin de relancer la croissance.
Depuis, l'idéologie de ces institutions a changé. Notamment dans les années 80, avec les gouvernements Reagan et Thatcher. Elles préconisent et obligent la libéralisation totale des marchés, l'ouverture des frontières aux capitaux étrangers et à l'importation, tout en empêchant les états d'intervenir et de réguler quoi que ce soit. Cette politique, cette nouvelle idéologie, contraire à ce qu'avait préconisé Keynes, a engendré et engendre encore des catastrophes économiques dans les pays en développement qui ont besoin de l'aide internationale.
En effet, ces exigences, qui ne sont pourtant pas appliquées dans les pays qui dirigent ces institutions notamment aux Etats-Unis et en Europe (des pays très protectionnistes), ont exacerbé les crises asiatiques de 1998 notamment en Thaïlande, en Corée du Sud et en Indonésie, aussi dans de nombreux pays d'Afrique et d'Amérique latine. Enfin, avec la chute du mur et la rentrée dans l'économie de marché des ex pays communistes, le champ d'action de ces institutions a doublé et la gestion de la transformation de ces pays vers l'économie de marché a été une catastrophe. L'Union Soviétique qui n'était pourtant pas bien riche lors de sa dislocation a vu son économie s'effondrer, ses entreprises se privatiser pour être données à des membres de l'oligarchie qui les ont finalement pillées. Les habitants ont tout perdu, leur niveau de vie est encore pire qu'avant alors que certains ex dirigeants ont engendré des milliards.
Pour comprendre un peu pourquoi ces institutions internationales qui pourraient être et qui ont été assez bénéfiques, sont devenues si outrancières et si mal venues, il faut savoir qu'elles sont présidées par les ministres des finances, du commerce et de l’économie des pays membres. Ces ministres viennent de grands groupes internationaux ou de grandes banques privées. Ils ne représentent que les plus riches des acteurs des pays. Aussi leurs décisions vont dans le sens des intérêts commerciaux et financiers à défaut de la population et de l’environnement. Enfin, les présidents de ces institutions n’appartiennent qu’à des pays occidentaux hyper industrialisés.
Pour conclure, le FMI et la banque mondiale sont des institutions internationales qui ont pris une très grande importance. Aucun pays ne peut les contourner s'il a besoin d’investissements et pour cela il doit suivre leur politique. Une politique et une idéologie qui va vers l’hyper libéralisme sans aucune entrave au marché. Une politique très anti-sociale qui enrichit les plus riches et appauvrit le reste de la population.
A la fin du livre, Mr Stiglizt émet néanmoins un certain optimisme. Outre, la réticence de plus en plus importante des pays en voie de développement et des dirigeants de ces pays à satisfaire aux exigences des institutions financières internationales et notamment après les échecs prouvés de ces politiques. Des acteurs même de ces institutions comprennent le besoin éminent de réformes pour arriver à plus de transparence, de démocratie et d'équité. D'ailleurs, toujours d'après Stiglizt, une croissance et un développement durable seraient plus profitables, aussi bien aux populations qu'à la communauté financière au lieu de profits à cours terme comme cela ce fait depuis trop longtemps !
Notes naïves et perso :
On arrivera à un gouvernement mondial avec des représentants de tous les pays, pas seulement répartis par rapport à leur poids économique, mais du fait des idées et de la politique. Ce gouvernement mondial devra travailler avec une justice mondiale et un exécutif. Le tout pour contrôler ce genre d’institutions qui ne sont que financières et qui ne représentent que les acteurs les plus importants des pays les plus riches. Ce gouvernement mondial représentera le peuple, tous les peuples, mais aussi la terre, l'écologie, la technologie pour tous, l'éducation, les droits de l'homme etc.
Seulement quelques décennies après l'ère colonialiste basée sur l'inégalité la plus parfaite entre les peuples et la plus pure domination des pays du Nord par la force. Sans parler de l'esclavage ou de 80 % des matières premières prises sur le sol des pays les plus pauvres. Les règles du jeu économiques et commerciales ne peuvent pas se transformer d'un coup de baguette magique. Les pays en voie de développement, émancipés depuis peu, luttent jour après jour pour reconquérir leurs droits et leur réhabilitation. Les pays encore dominateurs luttent de leur côté pour tenter de garder ces privilèges quittes à favoriser des gouvernements corrompus. Doucement l'équilibre se fera, ou basculera !
Nico