En quittant Quetta en fin d'aprem midi, les montagne s'ouvraient pour nous
laisser passer et se refermaient entre ses cretes monumentales.
La route s'enlacaient commme un rail, montant au col, devalant dans les
plaines sans fin.
Le soleil effleirait l'horizon et rendait les roches d'une couleur pourpre
de cendre encore rougeoyante.
Je regrettais deja de traverser le desert du Balouchistan de nuit.
Que n'avais-je pas vu, derriere moi, assuremant montant aux astres, la lune
d'une rondeur et d'une clarte que la proximite rendu par notre altitude, ne
pouvait qu'exagerer l'illusion.
J'ai su alors que ma nuit serait blanche.
Plaines de sables, de cendres, montagnes de roches stiees, acerrees,
geantes, villages confondus, troupeaux dispersees autour des hommes
enturbannes et a la barbe juste taillee.
Paysages epoustouflants. Le tout d'un gris leger et doux saous la clarte
facinante de la lune.
Notre bus fillait a travers les ornieres. Les heures s'ecoulaient sans qu'un
baillement ne fasse cligner mes yeux ainsi qu'une nuit d'amour.
Mes pensees iradiees de lune emplissaient mon esprit d'une liberte nouvelle,
d'une sereinite a toutes epreuves.
Plus au nord deja, le bleu de la nuit s'eclaircissait de rose.
Les bras ecarte aux vents, le visag raffraichi par les ablutions, je n'etais
que beatitude et ma priere a moi n'en n'etait que plus profonde.
Un matin de voyage, ou, plus prompt que le soleil lui meme, je goutais cette
journee nee devant moi.
Mon desir de la vivre me brulait ainsi que ses rayons.
Quelques heures plus tard, je rentrais triomphant dans cet enigmatique pays
qu'est l'Iran, comme un explorateur ivrent nouvelles connaissances.
Mes yeux devenus expert chassaient les curiosites, mon opiniarite
entassaient les reflexions.
Je me sentais vivant, epanoui...
Je me souvins d'une question, d'une seule, qui avait tout efondrait en moi,
ce jour la, parcequ'elle est venue de celle dont je souffrais d'aimer.
Elle avait dit : Mais qu'est ce que tu vas faire la bas, que cherches tu que
tu n'as pas ici ?
J'avais tourne les yeux, etais partis, pour toujours, je savais que les mots
ne pouvait faire ressentir ne serait-ce que le paurfum du vent.